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Les blocages en situation de conflit d’intérêts sur Wikipédia

by sur 17 août 2011

Le dernier Bulletin des Admins (BA) nous en fournit, hélas, un nouvel exemple (voir ceci, par exemple, pour comprendre le problème) : certains administrateurs, de plus en plus, et avec l’assentiment implicite de plus en plus manifeste de leurs collègues (comme en témoigne l’absence de remise en cause sur le BA dans la section indiquée), se servent de leurs outils, blocage du contradicteur ou protection sur sa propre version, pour passer éditorialement en force sur certains articles. Une situation qui n’est en principe évidemment pas tolérée, la page WP:Blocage spécifiant ainsi qu’un administrateur « ne bloque pas un contributeur dans un conflit où il est lui-même partie ; seul un autre administrateur (extérieur au conflit et neutre) pourra pratiquer le blocage », mais qui, en pratique, de manière insidieuse via répétitions engendrant, l’air de rien, la force de l’habitude (c’est la meilleure manière pour faire entrer dans les moeurs tout usage abusif…), sous couvert d’un pragmatisme de bon aloi et qui a bon dos, tend à se généraliser. Ou, du moins, à être ouvertement et impunément commis par quelques administrateurs qui confondent leurs outils avec une étoile de shérif, tout en ne souffrant pas la moindre critique, d’office assimilée à du « trollage ». Ils auraient tort de se priver : les actuels arbitres, dont l’inertie face aux abus administratifs n’a du reste d’égale que leur propension à régler leurs comptes personnels avec les arbitrés, jugent systématiquement non recevable toute accusation d’abus d’outils, quels que soient le nombre et la qualité des griefs avancés (ceci en est une criante illustration. On pourrait aussi citer les décisions de non-recevabilité de Thémistocle-Moez, Sardur-Ironie, Garfieldairlines-Lgd…). Enfin, me direz-vous, ça dépend pour qui : si l’administrateur incriminé est dans le nez de certains arbitres et/ou pas bien en cours, il peut y avoir sanction sans que le moindre abus n’ait été allégué (les arbitres actuels allant jusqu’à chercher eux-mêmes des éléments, du reste peu probants, pour étayer leur décision, piétinant ainsi allègrement le principe de l’interdiction de l’autosaisine. Ceci pour une non moins criante illustration).

Les arbitres ayant donc de facto démissionné, en attendant l’officialisation de leur départ en septembre prochain, que reste-t-il à faire en cas d’abus patenté ? Pas grand chose, et c’est tout le problème. D’un point de vue règlementaire, seul le CAr, dont je viens d’exposer la déprimante inefficacité en la matière, a l’autorité pour prononcer un desysoppage. Ce dernier a beau être techniquement exécuté par les stewards, ils vous jetteront sur les roses si vous allez exiger auprès d’eux une destitution. Les stewards ne sont ici que des exécutants de décisions prises par d’autres. Rien à espérer de ce côté-là. Rien non plus à espérer de la page Wikipédia:Administrateurs/Problème, pourtant officiellement créée pour parler des éventuels abus des administrateurs, cette dernière ayant été au fil du temps transformée en appeau à trolls ne faisant rien du tout, si ce n’est le discrédit automatique du plaignant (quand  bien même celui-ci aurait de sérieux griefs à faire valoir). Plus porteur pourrait être un coup de gueule sur le Bistro, mais rien de concret ne s’ensuivra, si ce n’est une discussion où tout le monde gueulera partout, éventuellement ponctuée d’une demande de blocage du critique virulent par l’administrateur « outragé ». Demande en principe heureusement refusée (encore que…).

La seule solution restante est en réalité la procédure de contestation d’un administrateur, mais elle reste pour l’heure dans le domaine du volontariat malgré la prise de décision la rendant obligatoire, les modalités d’application envisagées n’ayant malheureusement pas trouvé le moindre consensus. C’est pourtant le seul chemin, et le plus respectueux en outre de la supériorité communautaire (je n’ose écrire « démocratie »), donc le plus légitime, donc prêtant le moins le flanc à la polémique. Il est par conséquent urgent de relancer l’étude de l’application de la décision prise. En attendant, quelques administrateurs hyperactifs et autoritaristes pourront certes s’en donner à coeur joie, mais il suffit de faire encore le dos rond quelques temps seulement. Les temps commencent à changer… 🙂

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